Nous sommes ce continent

Nous sommes ce continent
Pierre Labrie
Poésie




Nous sommes ce continent, poésie pour ados, Soulières éditeur, coll. «Graffiti +», no. 74, 2012.
ISBN : 978-2-89607-152-4

Prix littéraire des enseignants AQPF-ANEL 2013 - catégorie poésie.

Finaliste au Prix Alvine-Bélisle 2013.

Œuvre en couverture : Suana Verelst, 2011.

Argumentaire du livre : Télécharger le pdf

Extraits de la critique:

«Un adolescent livre, au jour le jour, ses pensées dans son journal. Amoureux en plein cœur du désamour, il exprime tout en poésie ses élans, ses questionnements, ses peurs et aussi ses espoirs à cet Amour qui s’en va, à ce continent qui dérive.

Voilà un très beau livre, un magnifique journal poétique écrit par un auteur et poète plusieurs fois récompensé pour son travail. Pierre Labrie propose ici un deuxième recueil de poésie pour la jeunesse, et il le fait avec doigté. Dans un style flamboyant, il aborde la peine d’amour d’un adolescent lucide et amoureux, effleure également les conséquences du suicide d’un ami, dans une langue juste et des images belles, à couper le souffle. Certains vers rappellent parfois la grandeur de Miron : ces terres dévastées, ces mondes parfaits de nos errances. Labrie offre de ces images qui nous transportent ! Toute cette prose se lit d’un trait, d’un grand trait qui unit l’avant et l’après-amour, et qui laisse place à l’avenir, fait d’un continent nouveau. La citation en exergue renvoie à Paul Éluard et se pose en un clin d’œil aux lecteurs curieux.

Voici un recueil à faire lire aux adolescents, assurément, mais aussi aux plus grands. La richesse du livre en fait une lecture obligatoire, à partager.
»
Marie Fradette, Lurelu, printemps-été, vol. 35, no. 1, 2012.

«Nous sommes ce continent, c’est un mois dans la vie d’un garçon de 16 ans. Alliant prose et vers libres, cet adolescent parle de sa relation avec sa copine. Une idylle aussi intense et absolue que peut l’être un amour adolescent, fait de ruptures et de réconciliations. Il ne s’agit pas d’un journal intime romancé, comme on en trouve beaucoup en littérature jeunesse, mais plutôt d’un journal comme peut l’écrire un jeune homme sensible, créatif, poète, avec éloquence et panache. « Est-ce qu’il y a des frontières percées plus grandes que moi? Nous ne sommes pas à l’étroit ici.  Pourtant, j’ai l’impression que le temps me passe à travers. Et que j’en manque des bouts. » Dès 12 ans
Joëlle Hodiesne, Le Libraire, no. 70 , avril-mai 2012, p.68

«Nous sommes ce continent. C'est l'histoire d'un amour, qui est bien présent puis s'étiole. C'est un journal poétique raconté par un adolescent, qui parle des derniers jours passés avec celle qu'il aime. Le carnet raconte un mois de septembre, jour par jour. Le jeune homme parle de l'amour romantique, écrit des poèmes magnifiques sur l'amour, ce sentiment plus fort que tout.

Le narrateur commence son journal car son amoureuse lui a demandé de mieux le connaître et de cesser d'éparpiller ses idées. Ce qu'il tente de faire par écrit pour mieux se recentrer. C'est une façon pour lui de rassembler ses pensées sur l'amour et la vie, sur ce qu'il ressent, attend et espère. Certains poèmes sont très courts, mais magnifiques. D'autres sont plus longs, plus poignants. J'aime énormément la poésie de Pierre Labrie qui réussit, il me semble, à aller là où personne n'était allé. Ses poèmes sont comme une bulle dans laquelle on entre doucement et où l'on se laisse bercer par les mots. J'aime la douceur de son écriture, même quand il raconte une histoire d'amour qui se termine.

L'adolescent du journal découvre, par son père, le poète Paul Éluard. C'est d'ailleurs une phrase de ce poète qui ouvre le livre. Le garçon redécouvre du même coup l'homme qu'est son père. Jamais il n'aurait cru que celui-ci lisait de la poésie. Les deux discutent d'amour et de romantisme. L'adolescent tente de se redéfinir en tant qu'amoureux, mais surtout en tant que personne à part entière. Son rapport au monde est juste et touchant. Son amour pour celle qu'il aime se transforme peu à peu, pour ne plus être. C'est l'histoire d'une relation qui s'étiole, l'évidence tout à coup qu’ils ne formeront plus un, mais deux personnes qui emprunteront désormais des voies différentes.

Je vois beaucoup de liens entre Nous sommes ce continent et un autre livre de l'auteur paru il y a quelques années :
Le vent tout autour. Cette phrase revient d'ailleurs souvent dans ce livre-ci. Les deux livres ont plusieurs points en commun.

Un auteur à découvrir, si vous ne le connaissez pas déjà. Une poésie belle, douce et rafraîchissante, des propos lumineux malgré tout, lucides mais aussi plein d'espoir.
»
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